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Personne n’éteindra jamais la lumière de Jésus

(c’est en substance ce que le pape François a magnifiquement dit dans la nuit de Noël 2021)

A celles et ceux qui n’ont pas perdu leur âme d’enfant, qui savent encore s’émerveiller devant une petite fleur, le doux regard d’un petit enfant ou la féérie des couleurs du ciel,

A celles et ceux qui ont souffert jusqu’à jeter l’éponge devant le lot d’épreuves devenu si lourd,

A celles et ceux qui n’ont pas encore découvert le réconfort de l’amour de Jésus au fond de leur cœur,

Je veux inlassablement écrire et porter cette espérance qui contrebalance le poids du regard vers les obscurités de nos vies et du monde, si épaisses soient-elles.

Parce que les voix de l’ombre n’auront pas le dernier mot.

Parce que de tout temps, les promesses de Dieu dépassent infiniment le chant des sirènes humaines, même quand il semble tout recouvrir.

Parce qu’au sein des tribulations et des doutes, il est bon d’écouter la voix des témoins de la lumière de Dieu, foule grandissante, comme le levain dans la pâte, en tout lieu de notre Terre. Le pape François était l’un d’eux, et j’ai beaucoup reçu de lui.

Pour qui veut aimer

Nous croyons savoir ce qu’aimer veut dire. L’intime de notre être est fait pour cela : intérieurement, nous le pressentons, et c’est si beau !

Pourtant, entre le grand désir d’aimer et l’accomplissement de cet amour, l’élan se perd, souvent.

L’apôtre Paul écrivait : « l’amour prend patience, il rend service, il ne jalouse pas, il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil, ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt, ne s’emporte pas, n’entretient pas de rancune, ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais ».

Mon espérance me porte à croire que Paul nous donne une description de ce que le monde semble plus ou moins attendre des êtres qui aiment et qui s’aiment. Et pourtant…

Cette exigence magnifique – car dans l’ordre du plus grand bien qu’est l’amour, il n’y a pas de mesure – nous apparaît vite hors de portée, surtout quand nous sommes face à nos manquements, nos indifférences, nos lâchetés, nos duretés, nos refus.

C’est là qu’il faut écouter Jésus nous dire : « venez à Moi vous qui ployez sous le poids du fardeau, et Moi, je vous procurerai le repos ».

Autrement dit, comme lance Michel-Marie Zanotti-Sorkine dans une de ses belles envolées, « n’ayez pas peur de venir à Moi. Car en venant sur la Terre, mon désir le plus grand était de vous libérer de tout ce qui vous oppresse, vous abime, en prenant sur Moi le poids de vos soucis, de vos tourments, de vos douleurs et de vos malheurs. Venez à Moi et vous rencontrerez l’amour en Personne ! Je veux décharger vos épaules et non les charger ».

Notre orgueil et notre égoïsme souvent brouillent les cartes et nous empêchent de recevoir la Vie pour laquelle nous avons tous été créés et façonnés.

Et justement, pour nous mettre en grande confiance Jésus poursuit : « sachez que je suis doux et humble de cœur ».

Oh, nous le savons bien, personne n’est obligé de croire Jésus sur Parole ! Cependant, la première chose, la plus petite chose qu’on peut faire, c’est d’expérimenter, d’oser tenter un pas sur son chemin. Juste essayer, un tout petit pas, un premier pas…

Quand on se décide à prendre Dieu au sérieux, il s’occupe sérieusement de nous. Le reste dépend de Lui, dans une mesure qui nous échappe toujours, et Il nous promet que « notre âme trouvera le repos ».

Revenons un peu à Noël, avec François

« Dieu ne chevauche pas dans la grandeur, mais descend dans la petitesse. C’est la voie qu’il a choisie pour nous rejoindre, pour toucher notre cœur, pour nous sauver et nous ramener à ce qui compte…  Celui qui embrasse l’univers a eu besoin d’être tenu dans les bras. Lui qui a fait le soleil a eu besoin d’être réchauffé. La tendresse en personne a eu besoin d’être choyée. Le Pain de Vie a dû être nourri. Tout est renversé : Dieu vient petit dans le monde. Sa grandeur s’offre dans la petitesse… Il ne cherche pas la force et le pouvoir, il demande la tendresse et l’humilité… Il veut venir dans les petites choses de nos vies, habiter les réalités quotidiennes, les gestes simples que nous accomplissons à la maison, en famille, à l’école, au travail. C’est dans nos vies ordinaires qu’il veut réaliser des choses extraordinaires. Il nous rejoint dans notre petitesse : ce qui nous fait nous sentir faibles, fragiles, indignes, peut-être même ratés ».

Ma sœur, mon frère, si les ténèbres de la nuit t’entourent, si tu sens une froide indifférence autour de toi, si les blessures que tu portes en toi crient: “Tu ne comptes pas, tu ne vaux rien, tu ne seras jamais aimé comme tu le voudrais”, à Noël Dieu répond. En cette nuit, Il te dit: “Je t’aime comme tu es. Ta petitesse ne m’effraie pas, tes fragilités ne m’inquiètent pas. Je me suis fait petit pour toi. Pour être ton Dieu, je suis devenu ton frère. N’aie pas peur de moi, mais retrouve en moi ta grandeur. Je suis proche de toi et je te demande seulement cela : fais-moi confiance et ouvre-moi ton cœur.

Cette nuit de Noël, une lumière s’est levée. C’est une lumière douce qui nous rappelle que, dans notre petitesse, nous sommes des enfants bien-aimés, des fils de la lumière. Réjouissons-nous ensemble car personne n’éteindra jamais la lumière de Jésus qui depuis cette nuit brille dans le monde ».

Laissons-Le nous conduire

Plus on avance vers l’accomplissement des temps, plus le message de Jésus au monde se fait insistant. La miséricorde de son Cœur désire vaincre nos duretés et nos indifférences les plus tenaces pour nous donner la vraie paix. Méditons cette parole : « sans Moi, vous ne pouvez rien faire ».

Puissions-nous pleurer de joie devant cette Grâce sans cesse offerte depuis deux millénaires, et qu’il nous faut aussi recevoir sans cesse, avec confiance et gratitude. Ce n’est pas un bourreau mais un Sauveur que Dieu nous a donné à Noël. Il est l’espérance d’un monde réconcilié horizontalement, car d’abord réconcilié verticalement.

« Quand nous entendons parler de la naissance de Jésus, restons en silence et laissons parler cet Enfant au fond de notre cœur, sans détourner notre regard de son visage ». Car le regard, c’est la lampe de notre âme. Et Lui nous apportera la paix du cœur qui n’aura jamais de fin.

Puis, demandons-Lui ce qu’il attend de nous, sans oublier de Lui demander ce dont nous avons besoin, très concrètement.

Cette attitude est à la portée du plus petit d’entre nous. Sur notre route en 2026, proposons cela à toutes les personnes que nous rencontrerons et qui portent le poids d’un fardeau. Et si nous portons aussi un tel poids, avec un peu d’amour il n’en deviendra alors que plus léger.

Avec tous mes souhaits pour une nouvelle et humble année de cheminement vers l’éternité,

MV


Vis, aime, rêve et crois !

Pense là où Dieu t’a semé, et espère, espère toujours !

Ne capitule pas devant la nuit : souviens-toi que le premier ennemi à soumettre n’est pas en dehors de toi : il est à l’intérieur. C’est pourquoi, ne laisse pas de place aux pensées amères, obscures. Ce monde est le premier miracle que Dieu ait fait, et Dieu a mis entre nos mains la grâce de nouveaux prodiges. Foi et espérance vont de pair. Crois à l’existence des vérités les plus élevées et les plus belles. Aie confiance en Dieu Créateur, dans l’Esprit Saint qui conduit toute chose vers le bien, dans l’étreinte du Christ qui attend tous les hommes à la fin de leur existence ; crois, il t’attend. Le monde avance grâce au regard de tous les hommes qui ont ouvert des brèches, qui ont construit des ponts, qui ont rêvé et cru ; même lorsqu’autour d’eux ils entendaient des paroles de dérision.

Ne pense jamais que la lutte qui conduit là-haut soit totalement inutile. À la fin de l’existence, ce n’est pas le naufrage qui nous attend : en nous palpite une semence d’absolu. Dieu ne déçoit pas : s’il a mis une espérance dans nos cœurs, il ne veut pas l’étouffer par des frustrations continuelles. Tout naît pour fleurir dans un printemps éternel. Dieu aussi nous a faits pour fleurir. Je me souviens de ce dialogue, lorsque le chêne a demandé à l’amandier : « Parle-moi de Dieu ». Alors l’amandier a fleuri.

Partout où tu es, construis ! Si tu es par terre, lève-toi ! Ne reste jamais tombé par terre, lève-toi, laisse-toi aider pour te mettre debout. Si tu es assis, mets-toi en chemin ! Si l’ennuie te paralyse, chasse-le par des œuvres bonnes ! Si tu te sens vide ou démoralisé, demande que l’Esprit-Saint puisse à nouveau remplir ton néant.

Fais la paix au milieu des hommes, et n’écoute pas la voix de celui qui répand la haine et les divisions. N’écoute pas ces voix ! Les êtres humains, tout en étant différents les uns des autres, ont été créés pour vivre ensemble. Dans les conflits, patiente : un jour tu découvrira que chacun est dépositaire d’un fragment de vérité.

Aime les personnes. Aime-les une par une. Respecte le chemin de chacun, qu’il soit linéaire ou tourmenté, parce que chacun a son histoire à raconter. Chacun de nous a aussi sa propre histoire à raconter. Tout enfant qui naît est la promesse d’une vie qui, une fois encore, se montre plus forte que la mort. Tout amour qui jaillit est une puissance de transformation qui aspire au bonheur.

Jésus nous a remis une lumière qui brille dans les ténèbres : défends-la, protège-la. Cette unique lumière est la plus grande richesse confiée à ta vie.

Et surtout, rêve ! N’aie pas peur de rêver. Rêve ! Rêve un monde qui ne se voit pas encore mais qui arrivera certainement. L’espérance nous pousse à croire à l’existence d’une création qui s’étend jusqu’à son accomplissement définitif, quand Dieu sera tout en tous. Les hommes capables d’imagination ont offert à l’homme des découvertes scientifiques et technologiques. Ils ont sillonné les océans, ils ont foulé des terres sur lesquelles personne n’avait jamais marché. Les hommes qui ont cultivé des espérances sont aussi ceux qui ont vaincu l’esclavage et apporté de meilleures conditions de vie sur cette terre. Pensez à ces hommes.

Sois responsable de ce monde et de la vie de tous les hommes. Pense que chaque injustice contre un pauvre est une blessure ouverte et diminue ta propre dignité. La vie ne s’arrête pas avec ton existence et, dans ce monde, viendront d’autres générations qui succèderont à la nôtre et beaucoup d’autres encore. Et chaque jour, demande à Dieu le don du courage. Souviens-toi que Jésus a vaincu pour nous la peur. Il a vaincu la peur ! Notre ennemie la plus sournoise ne peut rien contre la foi. Et quand tu te trouveras effrayé par des difficultés de la vie, souviens-toi que tu ne vis pas pour toi-même. Dans le baptême, ta vie a déjà été immergée dans le mystère de la Trinité et tu appartiens à Jésus. Et si, un jour, tu étais pris par la peur, ou si tu pensais que le mal est trop grand pour être défié, pense simplement que Jésus vit en toi. Et c’est lui qui, à travers toi, veut par sa douceur soumettre tous les ennemis de l’homme : le péché, la haine, le crime, la violence : tous nos ennemis.

Aie toujours le courage de la vérité, mais souviens-toi : tu n’es supérieur à personne. Souviens-toi de cela : tu n’es supérieur à personne. Si tu étais même le dernier à croire en la vérité, ne te réfugie pas pour autant loin de la compagnie des hommes. Même si tu vivais dans le silence d’un ermitage, porte dans ton cœur les souffrances de toutes les créatures. Tu es chrétien ; et dans la prière, remets tout à Dieu.

Et cultive des idéaux. Vis pour quelque chose qui dépasse l’homme. Et si un jour ces idéaux devaient te demande de payer une note salée, ne cesse jamais de les porter dans ton cœur. La fidélité obtient tout.

Si tu te trompes, relève-toi : rien n’est plus humain que de commettre des erreurs. Et ces mêmes erreurs ne doivent pas devenir pour toi une prison. Ne sois pas enfermé dans tes erreurs. Le Fils de Dieu est venu non pas pour les bien-portants mais pour les malades : par conséquent il est venu aussi pour toi. Et si tu fais encore des erreurs à l’avenir, ne crains pas, relève-toi ! Sais-tu pourquoi ? Parce que Dieu est ton ami.

Si l’amertume te frappe, crois fermement en toutes les personnes qui agissent encore pour le bien : dans leur humilité, il y a la semence d’un monde nouveau. Fréquente les personnes qui ont gardé leur cœur comme celui d’un enfant. Apprends de la merveille, cultive l’étonnement.

Vis, aime, rêve et crois. Et, avec la grâce de Dieu, ne désespère jamais.

pape François aux jeunes du monde entier


Désirer Dieu

Désirer la lumière

Qui que tu sois, quels que soient ton état de vie et l’estime que tu peux porter sur toi-même ou sur les autres, tu portes en toi un désir immense de connaître Dieu ! Et ce désir, parfois, souvent, est enfoui sous des monceaux de choses qui se sont empilées peu à peu durant ta vie, et qui l’ont caché, étouffé, au point que tu ne sais peut-être même plus qu’il est là, présent au plus intime de ton être.
 
La société consumériste hyper marchandisée n’a pas aidé à y voir clair. Bien au contraire. Une vision ultralibérale des rapports humains s’est imposée depuis quelques décennies, faisant tout pour asservir l’homme aux marchés, à l’argent, à la futilité. Et elle a presque totalement réussi à faire disparaître de l’horizon des vies humaines la raison la plus profonde qui fait que nous vivons ! Le drame de notre monde actuel est qu’il n’est quasiment plus que technique, économique et financier. Et en plus, ça ne marche pas ! L’humanité ainsi formatée a gaspillé la presque totalité de ses forces, de sa santé et des ressources limitées de la Terre dans des choses inutiles, au lieu de les mettre au service du vrai bien de tous et d’une vraie sagesse de vie.
De fait, tout est construit en ce sens, et produit une immense injustice, de plus en plus révoltante ! Car pour que cela profite à un tout petit nombre (de plus en plus puissant et arrogant), il faut asservir le plus grand nombre, les privant progressivement du faux bonheur matériel promis, de la santé, du temps de vivre autrement que dans l’urgence, et faisant en sorte que l’horizon spirituel vital soit caché, combattu ou banni !
 
De plus, dans ce monde où Dieu a été chassé, la compétition est devenue reine. Mais une mauvaise reine : entraînant l’homme dans une lutte pour la survie, comme dans l’univers purement animal, alors que l’avenir est à la coopération (j’en reparlerai bientôt). Ce libéralisme sauvage rend le petit nombre des forts plus forts, l’immensité des faibles plus faibles et le flot croissant des exclus plus exclus. “Un tel système économique a en son centre une idole qui s’appelle l’argent”. Et le pape François ajoute dans son récent discours à Cagliari que le manque d’un vrai travail pour tous (et la perte de dignité qui l’accompagne souvent) est la “conséquence d’un choix mondial”, d’un système économique dans lequel “c’est l’argent qui commande”. Que de souffrances ! Que de désespérances ! Que de gâchis et d’erreurs accumulés en si peu de temps ! Un monde dominé par la compétition peut-il encore se soucier du bien commun ?
 
Le matérialisme déçoit, tôt ou tard : les êtres et les sociétés ! Et la compétition exclusive mène tôt ou tard à l’anarchie et à l’écroulement de tout système. Ne le vois-tu pas déjà ?
“On ne peut servir deux maîtres : Dieu et l’argent”, enseignait Jésus… Ainsi, “nous assistons à un désarroi, à une solitude qui ne cesse de grandir ; nous voyons se répandre un sentiment d’égarement par rapport à la vie, au sens de la vie, une incapacité à se donner une « maison » comme repère, et du mal à tisser des liens profonds” (Pape François).
 
Mais en face de l’homme, capable du bien comme du mal, il y a toujours l’appel de Dieu à renaître, à être relevé, consolé, à reprendre confiance pour cheminer sur de bonnes bases. Un appel qui s’adresse à chaque être humain, mais aussi de plus en plus, je pense, aux structures, aux organisations, aux systèmes qui ont acquis des pouvoirs vertigineux ou aliénants.
Ce Dieu que j’invoque n’est pas le “Dieu des catholiques”, ou le “Dieu des chrétiens”, ou le “Dieu des musulmans”, ou le “Dieu des juifs”, ou le “Dieu des bouddhistes”… Comme s’ils étaient plusieurs…! Dieu est Dieu ! Et je crois en Dieu, l’Unique, plein d’amour et de miséricorde, et dont Jésus-Christ est l’Incarnation : maître et berger qui traverse l’histoire des hommes pour attirer tout à Lui et faire cheminer chaque être humain vers l’heureuse maison du Père ! Chacun à son rythme et selon ses charismes… s’il le désire vraiment !
 
Oui, je crois qu’il y a au fond de ton coeur la présence discrète et humble de ce Dieu qui s’est fait serviteur de l’homme ! Tu es fait pour Lui : il est la plénitude de tout ce que tu peux rêver de plus beau ! Et rien ni personne d’autre que Lui ne viendra combler parfaitement ton âme. Il t’a créé ainsi, et c’est beau ! Je te souhaite de comprendre cela…
Certes, cette présence intime n’est jamais une évidence, même pour un croyant de longue date. Je pourrai dire qu’elle est parfois fulgurante et brève, bien souvent discrète et cachée. Mais elle est bien là, et la folie de notre monde est de nous en proposer des ersatz qui, tant que nous y croyons et que les choses semblent bien aller, même superficiellement la plupart du temps, procurent l’impression qu’il s’agit de la vraie vie, mais ne nous nourrissent jamais substantiellement.
 
Puis vient un temps où il nous faut passer du désir à la volonté, à l’engagement. Car plus fort que le désir qui attire, l’amour suppose ma liberté, ce qu’on ne peut comprendre en vérité que si l’on imagine son contraire ! Pour cela, il faut que je choisisse de poser un acte de foi, libre, vrai, humble et libérateur, m’ouvrant grand “la porte étroite” dont parle la parabole évangélique. Etroite, non pas du côté de Dieu (elle est tellement ouverte !), mais du mien, qui a la capacité de s’enfermer… ou de s’ouvrir !
 
Oui, l’annonce évangélique est simple, profonde, irradiante. L’essentiel, ce qui me passionne et m’attire le plus, ce qui rend mon coeur tout brûlant parfois, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs, c’est que Jésus-Christ ne nous choisit pas pour notre grandeur, mais parce que nous sommes des êtres de misère, limités, paresseux, pécheurs… des pauvres types ! Si nous pouvions seulement comprendre à quel point nous sommes tant aimés, inconditionnellement, et que nos âmes peuvent devenir les lieux où se déploie l’infini de son projet d’amour qui sauve ! A cause de cela, on ne peut dire de personne qu’il soit insignifiant, puisqu’il est appelé à voir Dieu sans fin ! “Mystère d’Incarnation à découvrir dans la chair de nos humbles quotidiens. Dans l’épaisseur du temps et l’alternance des saisons, des semailles et du lent travail de germination, au secret de l’humus de nos vies” (Anne Josnin).
 
Prière du pauvre, de celui qui doute : mon Dieu, si vous existez, ayez pitié de moi qui suis aveugle, et montrez-moi un peu votre visage : j’en ai tant soif  ! “Nous ne pouvons rencontrer Dieu, à moins de savoir ce qu’est le silence, car Dieu parle dans le silence du cœur. Et là, donnons-nous vraiment la peine d’examiner notre conscience : il s’agit simplement d’élever nos cœurs vers Dieu, et de laisser sa lumière nous illuminer” (Mère Térésa). On a trop élevé et moralisé l’entrée en vie de foi : la “première marche” dont parlait Thérèse de Lisieux est celle qu’il faut gravir sans crainte : laissons-nous approcher de Dieu, n’ayons pas peur ! Lui fera le reste en nous guidant…
 
“Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau ; et moi, je vous procurerai le repos. Car je suis doux et humble de coeur” (Jésus).
 
Bonne entrée en automne,
temps propice pour mourir un peu à soi-même…
pour mieux renaître plus tard…
 
M.V.


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