Cher lecteur, j’aimerai te parler aujourd’hui du livre de Jean Ziegler « Destruction massive : géopolitique de la faim » (Ed. Seuil, 2011), que j’ai déjà mentionné sur ce blog.

Un ouvrage très intéressant, qui remue profondément, et qui invite surtout à une plus grande lucidité sur les agissements de nos pays, de nos entreprises les plus puissantes… avant de nous interroger nous-mêmes sur notre position dans tout ce gâchis, et ce que nous cautionnons implicitement en vivant dans des pays dits développés, sans trop se poser de questions au sujet de ce qui alimente ce développement, et à qui cela nuit !

J’ai beau en apprendre chaque jour sur les injustices de notre monde, et malgré l’espérance qui habite le chrétien que j’essaie d’être, j’avoue que certaines révélations me bouleversent toujours et me questionnent en profondeur. En ce temps de carême 2014, je me dois de publier ce texte, parce qu’il me semble qu’il ne faut pas lâcher le beau combat contre la faim, et avoir le courage d’en accepter les causes et leur dénonciation. Attention, la sévérité de certains passages est à mettre en rapport avec les terribles fléaux subis par des populations entières ! Il y a de saintes colères… car l’exploitation et l’esclavage continuent sur terre, malgré les chartes des droits humains et le formidable travail d’un grand nombre d’associations dont l’action est parfois très risquée…

Je remercie au passage la « fraternité des chrétiens indignés », et Serge Lellouche en particulier, à qui l’on doit cette synthèse, pour son remarquable travail entrepris depuis les débuts de la grande crise de 2008. Oui, il nous faut des veilleurs, et des éveilleurs ! Mais il me semble qu’en parallèle de la prière, du jeûne et des offrandes qui pour beaucoup de femmes et d’hommes de cette terre (et même d’enfants !) sont une manifestation humble et cachée du don du coeur et de la sollicitude à l’égard des plus démunis, nous devrons de plus en plus affronter l’arrogance des puissants et leur mode de nuisance qui détruisent – non pas d’abord la planète, même si c’est vrai – mais d’abord la vie de dizaines de millions de frères humains… et beaucoup plus demain, si nous ne faisons pas assez aujourd’hui pour éviter cela. La première priorité est d’en prendre conscience et d’informer autour de nous. Ensuite, il ne faut jamais capituler… car malgré tout, il y a toujours des moyens de s’opposer aux autoroutes du mal, en commençant par faire TRES attention à ce que nous achetons, et se demander à qui cela profite, ou à qui cela nuit.

La synthèse de Serge Lellouche étant un peu longue, je me suis permis d’en faire un résumé. A lire ici.

N’oubliez-pas : n’achetez pas ou plus d’agro-carburants ! Vous savez à présent pourquoi.

M.V.