« Aujourd’hui, une décision ou une absence de décision à un endroit déclenche une série d’effets qui se moquent des distances. Le monde se trouve ainsi devant une situation incontournable qui lui impose un choix. Il est devenu solidaire sans pourvoir s’y soustraire. Cette solidarité passive, imposée, dont nous avons des exemples continuels, fabrique de la déshumanisation : pauvreté, guerres, égoïsme, haines… Le problème le plus redoutable est que l’intention, même justement orientée, ne suffit pas pour s’assurer que cette mondialisation sera vivable, car elle se traduit par un accroissement terrifiant de la complexité. Les paramètres deviennent tellement nombreux que les décisions, déjà compliquées dans des environnements limités, ont acquis aujourd’hui une dimension qui n’a rien à voir avec le passé et exigent de revoir une bonne part de nos processus. « Arrête le monde : je veux descendre ! ». Nous serons amenés à inventer de nouveaux moyens d’analyse aptes à décrypter ces situations nouvelles, à reconsidérer les cénacles où les décisions se prennent avant que les intérêts divergents soient entendus et que ne soient pas seulement pris en considération les intérêts des plus puissants. Nous serons obligés de faire naître un nouveau type de dirigeants dotés de compétences et d’un charisme d’universalité. Nous sommes au début de quelque chose de résolument nouveau et nous ne disposons pas encore des moyens d’y faire face, ni des outils qui permettent d’orienter la mondialisation dans un sens qui soit un progrès pour l’homme » (Olivier Gendre, Confessions d’un cardinal)

« Je suis partisan d’une politique antipolitique. D’une politique qui n’est ni une technologie du pouvoir et une manipulation de celui-ci, ni une organisation de l’humanité par des moyens cybernétiques, ni un art de l’utilité, de l’artifice et de l’intrigue. La politique telle que je la comprends est une manière de chercher et d’acquérir un sens dans la vie, une des manières de protéger et de servir ce sens. C’est la politique comme morale agissante, comme service de la vérité, comme souci du prochain, souci essentiellement réglé par des critères humains. Dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui, cela pourra apparaitre comme une voie fort peu pratique et difficilement applicable dans la vie quotidienne. Mais je ne connais pas de meilleure solution » (Václav Havel, La politique et la conscience)

« Votre foi est fragile, vous avez des doutes, des questions ? La foi est une vie. Elle bouge. Elle peut être toute petite et souvent hésitante. Soyez reconnaissants pour une étincelle de foi et persévérez dans l’espérance qu’elle devienne flamme. Si vous vous donnez aux autres en cherchant le Dieu de Jésus-Christ, vous êtes déjà en Lui et il est en vous, puisque vous êtes dans l’amour. Au creux de votre être et dans l’Evangile, Il fait jaillir des sources : allez boire ! » (Mgr Daucourt)

Une crèche dans notre coeur. « Si je pouvais t’apprendre le secret du bonheur comme le bon Dieu me l’a appris… Il faut que tu te bâtisses une petite cellule au-dedans de ton âme ; tu penseras que le bon Dieu est là, et tu y entreras de temps en temps. Lorsque tu es malheureux, vite sauve-toi là et confie tout cela au Maître » (Sainte Elisabeth de la Trinité)

« La grande révélation chrétienne, en fin de compte c’est cela : Dieu n’est pas qu’un « Bien » qu’il s’agit de révéler aux hommes pour qu’ils en profitent. Dieu est Quelqu’un : Quelqu’un qui nous aime, tous et chacun, qui attend notre amour à tous… et qui dilate en nos coeurs son amour, jusqu’aux extrémités de la terre, ne laissant en dehors de sa sollicitude aucun besoin de l’homme. Telle est la ligne de toute vie et de toute prière chrétiennes : la remontée vers le Père, dans le Christ, par son amour mis en nous par l’Esprit » (Louis Bouyer, Initiation chrétienne, Cerf)

A nous, chrétiens, il est demandé trois belles choses pour que l’Amour de Dieu illumine le monde :
– le recevoir pleinement, se tourner vers Lui ;
tel un vitrail qui reçoit la lumière
– le laisser agir en nous, nous libérer, nous guérir profondément, nous transformer, au-delà de nos désirs légitimes ;
tel un vitrail qui va unir sa couleur à la lumière qui vient d’ailleurs pour devenir lumineux, alors qu’il était sombre
– en rayonner autour de nous, pas seulement comme nous le voulons, mais comme Lui veut (c’est difficile, car cela nous demande de ne pas garder pour nous ce trésor) ;
tel un vitrail qui ne peut rien sans la lumière, mais qui va donner sa beauté unique en la laissant le traverser, sans l’arrêter…

Notre société fabrique de plus en plus de têtes bien pleines, dont l’intelligence est très tôt orientée vers la technique, l’efficacité, la rentabilité. Dans sa course, elle ne permet pratiquement pas aux jeunes de prendre le temps de se poser pendant leurs études, de partir à la recherche de leurs idéaux et talents les plus profonds et des liens à développer avec les autres, pour bien s’orienter. Le temps passant, il se peut qu’ils éprouvent une grande sécheresse, un grand vide, et s’aperçoivent de plus en plus d’être passés à côté de leur vocation profonde, et que leurs plus grandes aspirations n’ont pas été comblées. Mais il n’est jamais trop tard, heureusement ! Il faut alors faire ce passage entre « bien faire son travail » et « faire bien le travail pour lequel on est fait », ce qui est une toute autre chose. Il faut à un moment de sa vie avoir le courage d’un face à face avec soi-même, qui amène à s’interroger sur son identité profonde, et pour cela à passer toute son existence aux rayons X. Quel est le sens que je donne à ma vie, à qui et à quoi sert mon travail, le fruit de ma peine de chaque jour ?

« Je ne sais pas ce que la vie me réserve, je ne sais de quoi demain sera fait, je ne suis sûre que d’une chose, mais elle est essentielle : je suis dans la main de Dieu ! » (Claire Joie)

« La culture écologique ne peut pas se réduire à une série de réponses urgentes et partielles aux problèmes qui sont en train d’apparaître par rapport à la dégradation de l’environnement, à l’épuisement des réserves naturelles et à la pollution. Elle devrait être un regard différent, une pensée, une politique, un programme éducatif, un style de vie et une spiritualité qui constitueraient une résistance face à l’avancée du paradigme technocratique » (Pape François)

« Si l’on traite un individu comme il est (ou tel qu’on le croit), il restera ce qu’il est. Si l’on traite cette personne comme si elle était déjà ce qu’elle pourrait être, alors elle a des chances de le devenir » (Ghandi)

« Dieu divinise ce que l’homme humanise » (François Varillon, jésuite, théologien)

« Nous partons vers la montagne parce qu’elle offre des conditions très favorables au recueillement et à la réflexion. Avec le silence de ses vastes solitudes austères, elle avive le besoin de recueillement et de profondeur : elle nous creuse comme le sculpteur le bloc de pierre, pour nous débarrasser de notre suffisance informe et nous révéler les véritables dimensions, les authentiques aspirations de notre coeur. La Bible retrace l’itinéraire immense des approches progressives de Dieu, de montagne en montagne, du Sinaï jusqu’à la montagne des Béatitudes, du mont des Oliviers jusqu’au Golgotha qui est le mont de la Passion et celui de notre Salut » (Gratien Volluz, prêtre et guide de montagne, chevronné et passionné, Prieur de l’Hospice du Simplon, dans les Alpes, entre 1929 et 1966)

« Nul n’est trop loin pour Dieu,
point de blessure que sa main ne guérisse;
rien n’est perdu pour Dieu,
point de ténèbres sans espoir de lumière;
rien n’est fini pour Dieu,
vienne l’aurore où l’amour surgit,
chant d’un matin de Pâques ! »
(hymne de Carême)

« Les voix libératrices ne sont pas les voix apaisantes, les voix rassurantes. Elles ne se contentent pas de nous inviter à attendre l’avenir comme on attend le train. L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait » (Georges Bernanos, L’Homme d’hier).

« C’est de l’altitude qu’il faut prendre et non de l’avance. Ce n’est pas en collant servilement à ce qui passe, mais en l’élevant vers ce qui demeure, qu’on répond le plus profondément aux besoins de l’homme moderne » (Gustave Thibon)

Sans Dieu, l’homme ne peut pas sortir du mal. Il nous sera absolument et de plus en plus vital de comprendre cette parole de Jésus à Sainte Faustine : « l’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas vers ma miséricorde ». Le seul remède à nos souffrances est l’amour et le pardon, et cet amour doit prendre sa source dans le cœur de Dieu, car nous sommes faits par Lui, à son image ». Plus qu’une porte ouverte, c’est un cœur qui est largement ouvert, depuis un certain vendredi. Et il y coule toujours abondamment l’eau de la Vie et le sang qui purifie.

« Le tort de l’idéologie du genre n’est pas de chercher à corriger les injustices de la relation hommes / femmes. Il est de nier la notion de personne » (Cardinal Georges Cottier)

« Construire la paix est difficile, mais vivre sans paix est un tourment. La paix ne peut ni se vendre, ni s’acheter : elle est un don de Dieu à recevoir avec patience et à construire artisanalement par de petits et grands gestes qui impliquent notre vie quotidienne » (pape François)

« Rien ne finit jamais » (Marguerite Yourcenar)

« Sur cette terre, il y eu, et il y a, bien des femmes et des hommes qui ont su et qui savent encore que toute leur vie a valeur et sens seulement et exclusivement dans la mesure où elle est une réponse à cette question de Jésus : aimes-tu ? M’aimes-tu ? » (Jean-Paul II)

« Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons contemplé de nos yeux, ce que nous avons vu et que nos mains ont touché, c’est le verbe, la Parole de vie. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons contemplée, et nous portons témoignage : nous vous annonçons cette vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Et nous, nous sommes en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ » (Evangile de Jean, ch1, v1-3)

« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant (saint Irénée) : c’est-à-dire l’homme qui reconnaît la paternité divine et accepte de vivre de sa Vie… Qu’il me soit donné d’accueillir ma vie véritable en m’ouvrant, par la foi et l’amour, à la vie du Père dont Jésus veut me rendre participant à travers la prière et les sacrements, et d’embellir la création par chaque acte de charité à ma portée ! » (Parole et prière, dimanche 1er juin 2014).

« Vivre, c’est aider les autres à vivre » (Raoul Follereau, 1918)

« Je voudrais, Seigneur, que Tu me donnes la sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé que pour me hâter vers un avenir meilleur. Donne-moi, à toute heure de ce jour, d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami à chaque homme, ton fils et mon frère. Donne-moi un coeur trop large pour ruminer mes peines, trop noble pour garder rancune, trop fort pour trembler, trop ouvert pour le refermer sur quoi que soit.
Seigneur mon Dieu, je Te demande ces grâces pour tous les hommes qui luttent comme moi, afin que diminue la haine et que croisse l’amour, car depuis Ta résurrection, la haine et la mort ont été vaincues par l’amour et la vie… Amen ! » (soeur Emmanuelle)

La joie simple du vitrail est de laisser passer la lumière, en lui apportant sa couleur. Mais le vitrail n’est pas la lumière !

« La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu’elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière. Alors elle criera vers Dieu, et c’est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. Elle retrouvera sa mission de fille aînée de l’Eglise et enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier » (prophétie de Marthe Robin)

« Le Saint-Esprit fait de nous des évangélisateurs courageux, habités du désir de porter la bonne nouvelle de l’Evangile à tous nos frères ; et il nous en rend capables. Priez-le sans relâche et laissez-vous guider par lui, sans avoir peur du chemin sur lequel il vous conduit. Ayez confiance, et soyez assurés de sa présence : c’est lui qui ouvre les coeurs à l’amour de Dieu et des frères ! » (Pape François, 22 mai 2013 à Rome)

« Les crises économiques et sociétales qui divisent depuis plusieurs années les Français ou les opposent à leurs gouvernants sont en partie dues à l’ignorance ou au refus de ce que doit être une véritable action politique : une attention, non seulement à l’intérêt général, mais surtout au « Bien commun », c’est-à-dire au bien de tous les hommes et de tout l’homme : l’homme, la femme, les enfants, ne peuvent se réduire à des objets de consommation égoïste pas plus qu’ils ne peuvent être réduits en esclavage par un ultralibéralisme sauvage et agressif que ne parvient plus à maîtriser un Etat affaibli, qui s’est volontairement soumis aux directives supranationales d’une Union européenne ultralibérale » (Mgr Centène)